mercredi 18 septembre 2013

The Art of Chess

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The Art of Chess

Matthew Ronay, Over There in the Bushes, 2005Pieces and basket: Hand painted bronze. Blanket and board: White leather and printed cotton. Unique piece.

  

 

Encore environ un mois : 12 septembre → 2 novembre 2013

 

Les artistes et artisans de toutes époques et cultures ont conçu des jeux d’échecs et ont reproduit le jeu et ses joueurs dans toute leur complexité. Mais comment et pourquoi les artistes, depuis le 20ème siècle jusqu’à nos jours, ont-ils mêlé les structures, les images et les fondements conceptuels des échecs à leur art ? Ces dernières années ont vu naître une nouvelle vague d’intérêt pour les échecs. Inspirés par le travail de leurs prédécesseurs, de nombreux artistes parmi les plus importants du XXIème siècle, ont apporté de nouvelles conceptions artistiques au jeu d’échecs. Cette exposition tend à présenter certaines de ces idées. The art of Chess rassemble ainsi huit plateaux de jeux conçus par certains des artistes les plus influents de notre temps : Paul McCarthy, Barbara Kruger, Tunga, Tom Friedman, Matthew Ronay, Alastair Mackie, Rachel Whiteread et Tracey Emin.

L’artiste français Marcel Duchamp (1887-1968), très connu pour son travail sur les échecs, est le point de départ de cette exposition. Depuis le début de sa carrière, Duchamp considère les échecs comme une forme d’art à part entière et voit ces deux activités comme naturellement liées l’une à l’autre.

Il voyait la beauté dans la contemplation du jeu, et cette fascination l’a amené à fabriquer et concevoir des plateaux ainsi que des pièces de jeux durant toute sa vie.

En 1913, Duchamp introduit, toujours à travers les échecs, son concept de l’art « Readymade » : processus selon lequel un artiste peut désigner un objet quelconque comme une œuvre d’art et l’exposer en tant que tel.

L’artiste américain Man Ray (1890-1976), ami très proche de Duchamp et collaborateur dans de nombreux projets artistiques, a suivi sa démarche et a produit dès 1914 des dessins très précis et détaillés de plateaux d’échecs modernes. Son premier jeu est réalisé en 1920, entièrement fait d’objets trouvés dans son studio.

De nombreux artistes majeurs ont par la suite poursuivi l’œuvre de Duchamp et Man Ray, en contemplant les échecs comme une inspiration importante ainsi qu’une forme d’art.

Dans The Art of Chess, la plupart des artistes présentés adoptent la philosophie du « Readymade » de Duchamp pour créer, à partir d’objets communs et familiers, les situations les plus insolites. Ils utilisent des matériaux et des procédés déjà employés dans leurs œuvres antérieures, en les plaçant cette fois dans le contexte du jeu d’échecs afin de leur donner de nouvelles possibilités. Plutôt que d’inventer de nouvelles formes pour chaque pièce du jeu (roi, cavalier, fou, etc…), les artistes ont ici choisi des objets de façon arbitraires, impossibles à reconnaître sortis du contexte du jeu. Ainsi les rois deviennent tour à tour des cupcakes et des joints de marijuana ; une bouteille de jus et une bouilloire en cuivre ; un frigo et un four de poupée ; un tube cathodique et un vaporisateur.

La signification des pièces change, elles ne sont plus définies par leur rapport les unes aux autres mais par leur forme. Ainsi, alors que cette relation entre les pièces se transforme, des situations totalement imprévues se présentent aux spectateurs.

Les jeux d’échecs présentés ici, semblent constitués d’une série de disfonctionnements et de dérèglements, alors que deux mondes hétérogènes se superposent, celui des échecs et celui des objets ordinaires, créant ainsi des œuvres d’art libérées de toutes contraintes.

En réunissant ainsi ces deux mondes et en les replaçant dans la dynamique complexe du jeu, une dimension nouvelle et inattendue est révélée. Les œuvres de ces huit artistes contemporains offrent ainsi une variété de perspectives afin de percevoir le paysage créatif autrement. Les artistes s’amusent à reconcevoir le jeu, et à le transformer en un questionnement sensoriel à travers la vue, le toucher et le son.

Extrait de "New forms for a new era", Larry List

 

  

http://slash-paris.com/lieux/nextlevel

 

8, Rue Charlot
75003 Paris

T. 01 44 54 90 88

ATT000~11211

www.nextlevelgalerie.com

Filles du Calvaire

Rambuteau

République

Saint-Sébastien – Froissart

Horaires

Du mardi au samedi de 11h à 19h Et sur rendez-vous

 

 

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mercredi 7 août 2013

Musée Cernuschi Art Asiatique de Paris

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Le musée Cernuschi, inauguré en 1898, est l'un des plus anciens musées de la Ville de Paris. C'est le deuxième musée d'art asiatique en France et cinquième musée d'art chinois en Europe. Situé dans un bâtiment original et charmant conçu par son fondateur, Henri Cernuschi (1821-1896), à l'orée du Parc Monceau, le musée propose à ses visiteurs une promenade esthétique de haute qualité à travers l'art chinois, des origines au XIVe siècle. La collection comporte plusieurs chefs-d'œuvre d'un niveau mondial. Sa vocation, inhabituelle dans le contexte des institutions culturelles de la Ville de Paris, le place au premier rang dans les rapports que la municipalité entretient avec les pays asiatiques, zones aujourd'hui incontournables dans les échanges internationaux. Les collections sont déployées autour du Buddha de Meguro, impressionnant bronze japonais de la fin du XVIIIe siècle acquis par Henri Cernuschi au cours de son voyage en Extrême-Orient. En 2005, la rénovation du musée a permis de redéployer les collections qui n'ont cessé de s'enrichir, étendre les surfaces d'exposition, créer un lieu d'accueil et de rencontres indispensable aux activités pédagogiques et culturelles. Aujourd'hui ces espaces décloisonnés, rendus à la lumière naturelle, invitent à une circulation plus fluide, à des parcours cohérents et adaptés à tous les publics.

 

NFOS PRATIQUES

Adresse : 7 avenue Velasquez, 75008 Paris

Horaires :

du mardi au dimanche : 10h-18h

Tél : 01 53 96 21 50

  

ATT000~11211

 

 

Site : www.cernuschi.paris.fr  Lien externe 

 

 

http://www.cernuschi.paris.fr/fr/expositions/artistes-chinois-paris-0

 

Buddha Amida

GRAND BOUDDHA EN BRONZE PROVENANT DU QUARTIER DE MEGURO

 

 

musée cernuchai +hotel particulier 014

 

Cette grande statue du bouddha Amida provient d’un petit temple du quartier de Meguro à Tōkyō, le Banryūji, qui dépend  de la secte Jōdo du bouddhisme amidiste. On trouve une illustration dans le Edo meisho zue (vol.7) qui permet d’imaginer le bouddha dans son environnement au cours de l’ère Tempō (1830  1844). Ce temple était consacré à l’enseignement et perdit sa fonction avec l’instauration de l’école publique au début de Meiji.

La statue, qui était à l’air libre après l’incendie du bâtiment qui l’abritait, fut vendue à Cernuschi. Les registres du monastère Zōjōji gardent mention de la demande déposée par deux étrangers par l’intermédiaire d’un brocanteur de l’achat de cette statue pour la somme de 500 ryōs. Les habitants du quartier, si l’on en croit la relation qu’en fait Théodore Duret dans son Voyage en Asie, acceptèrent mal la chose et tentèrent semble-t-il de racheter la sculpture monumentale à Cernuschi. Duret rapporte également dans Voyage en Asie les circonstances dans lesquelles la sculpture fut découpée en pièces pour être envoyée à Paris. Elle fut alors remontée par les ateliers de Barbedienne et exposée au Palais de l’industrie avant de venir prendre place dans la grande salle du premier étage de l’hôtel de l’avenue Vélasquez.

Ce n’est qu’en 1983 que l’origine du Bouddha fut identifiée avec précision. La statue serait antérieure au nimbe, dont la date pourrait correspondre à un remplacement du nimbe d’origine qui aurait été détruit dans l’incendie du temple. Le piédestal en forme de lotus et le nimbe comportent des inscriptions désignant les donateurs ; le nimbe indique les noms de Iseya Chōbei ou encore Minamoto Masamitsu. Le nom de Minamoto Masamitsu n’est pas répertorie dans les rares ouvrages consacres aux fondeurs de l’époque d’Edo. Quant à Iseya Chōbei, il n’aurait été en fait qu’un marchand. Il a fourni des temples bouddhiques ou shintoistes de différentes régions du Japon au cours de la période couvrant les ères Bunka-Bunsei et l’ère Hōreki.                                                                   

                                                                   

ATT000~11211LIEN EXTERNE

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