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Livre d'Or

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16 mai 2013

Sciences et Fictions

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Tom Bénard, Sans titre, 2012Maquette, Impression 3D — Dimensions variables Courtesy of the artist & Galerie de Roussan, Paris

Sciences et Fictions

Commence aujourd’hui : 16 mai → 15 juin 2013

L’exposition Sciences et Fictions est une réflexion sur le partage des connaissances entre deux mondes réputés opposés, ceux des sciences modernes et des fictions narratives qui s’en inspirent, ainsi que sur le passage des constructions imaginaires de l’un à l’autre.

Onze artistes ont décliné ce thème pour huit œuvres montrées à la galerie de Roussan qui adoptent des formes très diverses : installation, vidéo, sculptures ou livres, illustrés ou non. Les propositions peuvent être une exploration futurologique de notre présent, la mise en perspective à partir de références littéraires des changements de nos sociétés et de nos aspirations, l’extrapolation à partir des outils qui constituent notre environnement technologique de dystopies littéraires ou le voyage dans un monde humain rendu neutre et prêt à être réinvesti selon nos désirs.

Dans Cyborgs dans la brume, à la fois document et fiction vidéo, Gwenola Wagon etStéphane Degoutin vont à la découverte d’un territoire géographique et sociétal, scientifique et technologique, réel et imaginaire qui extrapole les fictions devenues notre réalité. Cette cartographie au scalpel d’une rue de Seine Saint-Denis révèle à la fois les industries cachées dans des bâtiments désincarnés et anonymes, la trame hétéroclite des populations qui l’occupent ou de mystérieux chercheurs transhumanistes qui mettent en œuvre un saut anthropologique forcé par la technologie. La machine, symbole éminent des sciences modernes, est partout, la ville est elle-même devenue une grande machinerie dans laquelle quelques humains cherchent encore frénétiquement la transcendance.

La sculpture de Tom Bénard fait également référence au Transhumanisme. Retournant leur proposition de modification de l’humain par la machine, c’est ici l’organique qui prend le dessus. Le bâtiment qu’il a conçu est comme une entité matricielle dans laquelle les humains joueraient le rôle d’organes en même temps qu’ils y sont protégés. Il s’agit donc d’un organisme dans lequel on peut différencier des parties mais qui, isolées, n’ont aucun sens. Il en a fait une maquette à l’aide d’une imprimante tridimensionnelle, elle-même sorte de « machine à répliquer » semblant issue de la science-fiction, actuellement source de spéculations, le fantasme de duplication par synthétisation de tout objet par quiconque, mettant fin à l’industrialisation.

Marion Laval-Jantet et Jean-Sébastien Guiliani créent, dans leur bande dessinéeFreepolis, une histoire se déroulant en Afrique équatoriale dans un monde futur où la puissance des plantes comme pharmacopée est devenue un enjeu majeur. Sorte de monde d’après le Seed Vault du Svalbard, cette « chambre forte mondiale de graines » issues de toutes les agricultures terriennes ultra sécurisée, dont le but reste énigmatique sauf en prévision d’une catastrophe majeure. C’est aussi l’occasion d’interroger les relations que nos sociétés rationalisantes et scientistes entretiennent avec les cultures qui comptent l’invisible comme partie de leur monde tangible et qui ont développé des rituels initiatiques pour y accéder, notamment à l’aide de psychotropes naturels rares, en l’occurrence, une orchidée.

C’est à la mesurabilité de notre monde que s’intéressent Lily Hibberd et David Guez. Celle-ci transforme un morceau de bois trouvé dans son jardin en sculpture de bronze. Mètre-étalon d’un genre nouveau, mesure de la nécessité intérieure, qui est pur et libre désir ; c’est aussi un objet fantasque : mètre mais partagé en segments de six centimètres, géométrie précise et absurde à la fois. Pataphysique duchampienne, bien sûr, et également réminiscence des heures passées par l’artiste au Musée des Arts et Métiers dans l’hermétisme d’expériences, désuètes par les outils d’époque et d’autant plus fascinantes dans leur dextérité à déployer un décodage ( un codage ? ) du monde physique.

David Guez s’interroge aussi sur la tangibilité de la mesure quand on passe du kilo octet — la mesure du monde numérique — aux étalons historiques, et envisage la réification de la dématérialisation par l’informatique dans des objets artistiques qui offrent un pont conceptuel entre le virtuel et le matériel.

Avec 84 DoorsBaden Pailthorpe expérimente la confusion et la perte de signification à travers le concept de novlangue. Google Translate est utilisé pour traduire des occurrences du roman 1984 de George Orwell, dans les 58 langues proposées à la traduction puis à nouveau en anglais, faisant apparaître les erreurs et équivoques que cette tentative algorithmique de traduction globale et automatisée produit. En retour, l’artiste rend visible dans un étrange diagramme l’effet artistique qu’il a lui-même produit en appliquant ce processus au premier paragraphe du roman, qui devient aussi un nouveau livre, relecture absurde du texte original.

C’est également une référence littéraire qui est à la source de la Stèle de Sandra Aubryet Sébastien Bourg, puisque l’inscription sur cette plaque de granit est la dernière phrase d’une nouvelle des Chroniques martiennes de Ray Bradbury — la planète leur appartenait mais « que signifiait exactement de posséder un monde ? ». Les artistes semblent à la fois poser la fin des mondes quand on les explore dans une manière de pierre tombale et expliciter que le temps de l’entendement est beaucoup trop long pour être compatible avec la frénésie de l’exploration.

Ludovic Duchateau propose une œuvre multiforme puisqu’il s’agit à la fois d’une installation composée d’objets construits — des valises contenant des objets à manipuler — et d’un lieu où les utiliser, de performances participatives auxquelles sont conviés les spectateurs, et de photographies. Chaque samedi, il propose sur rendez-vous d’explorer un monde que nous construirons nous-mêmes avec ces objets qu’il souhaitait « les plus transparents possibles, comme un écran » pour mieux y déployer notre imaginaire enfin débarrassé de toutes les strates de fictions additionnelles qui ne nous appartiennent pas en propre. Comme un jeu pour des adultes qui jouent sans plus connaître les règles, une boîte de constructions archétypales pour compositions abyssales.

L’exposition Sciences et Fictions fait partie d’un projet de recherche du département Art plastiques de l’Université Paris 8 ; il est soutenu par le Labex Arts-H2H. Il se compose cette année de cette exposition et d’une journée de colloque à la Gaîté Lyrique, le 21 mai.

Manuela de Barros

Vernissage Jeudi 16 mai 18:00 → 21:00

 

10, rue Jouye-Rouve
75020 Paris

 LIEN EXTERNE 

ATT000~11211

www.galeriederoussan.com

Belleville

Pyrénées

Horaires

Du mardi au samedi de 14h à 19h Et sur rendez-vous

 

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14 mai 2013

Temples Hindou

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Exposition MURANO

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MURANO 

UNE EXPOSITION INEDITE DU 27 MARS AU 28 JUILLET 2013

FRAGILE – MURANO

CHEFS-D’ŒUVRE DE VERRE DE LA RENAISSANCE AU XXIe SIECLE

Après Canaletto, le musée Maillol prolonge le séjour à Venise. C’est en 1453, que les verriers vénitiens développent une technique du verre qui permet un rendu de la matière fine et claire (cristallo) telle qu’on la connaît aujourd’hui. De chefs-d’œuvre en brevets, ils sont les acteurs et les témoins de six siècles d’histoire.

Deux cents œuvres sont présentées : de la coupe nuptiale en lattimo décorée d’émaux raffinés et miroirs audacieux du XVIe siècle, aux coupes gravées à la pointe de diamant du XVIIe, aux curieux meubles de verre et aux lustres fous des XVIIIe et XIXe siècles, à l’Art nouveau et aux objets du design, véritables signes sociaux de leur époque, jusqu’aux installations des grands artistes contemporains tels que Jean Arp, César, Jean-Michel Othoniel, Jan Fabre, Maria Grazia Rozin, Mona Hatoum  et d’autres.

Sous le haut patronage de la Ville de Venise, avec la participation des Surintendances des musées de Venise, Rome, Naples, Florence et Milan, du Victoria and Albert Museum de Londres, du National Museum et du Museum of Decorative Arts de Prague, du Stiftung Museum Kunstpalast de Düsseldorf, du Kunstsammlungen der Veste Coburg de Cobourg, du Musée des Arts Décoratifs Paris, du Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, du Petit Palais, des plus importantes collections particulières internationales et des artistes contemporains.

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LIEN EXTERNE 

ATT000~11211

www.museemaillol.com

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Carlos Bétancourt

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Quentin Shih, Dior Wuhan H., 2012Digital Chromogenic Print — 111 × 190.5 cm — Edition of 8Courtesy of the artist & Inception Gallery, Paris

Quentin Shih, Carlos Bétancourt, Marcus Lyon, Miguel Angel Sanchez

 

Encore 19 jours : 9 mai → 1 juin 2013

Carlos Betancourt est né et a grandi à San Juan, Puerto Rico. En 1981, il s’est installé à Miami Beach, en Floride. L’œuvre de Betancourt fait partie de plusieurs collections publiques — le Metropolitan Museum of Art de New York, la Galerie Smithsonian National Portrait à Washington, DC, le Miami Art Muséum, le San Antonio Museum of Art, au Texas, etc.

Il a reçu plusieurs prix et bourses, y compris le Florida Department de l’Etat du Millénaire Prix de reconnaissance culturelle, une dotation Nationale pour la subvention des arts et la bourse du Miami Beach Conseil des arts. Il a été commissionné pour créer des œuvres d’art pour divers lieux publics. Betancourt est co-fondateur du projet 801, un studio centre d’art qui offre un espace pour des artistes visuels basés à Miami.

Marcus Lyon, né en 1965, est un artiste britannique. Ses travaux et publications font partie de collections privées et internationales — l’Art Institute of Chicago, le Conseil des Arts de Grande-Bretagne. Son travail a été exposé à l’étranger dans plus de 85 manifestations. Au cours de vingt-cinq ans de carrière, acclamé par la critique, il s’est construit une réputation comme portraitiste. Il a photographié de nombreuses personnalités publiques et notamment la reine Elizabeth II, Bill Nighy et les quatre derniers premiers ministres britanniques. Lyon a remporté de nombreux prix pour son travail — la médaille d’or B&H, Photographe Agfa de l’année, une nomination au Prix Pictet, une nomination d’argent de D&AD et cinq prix AOP.

Ses premiers travaux ont porté sur la question sociale à la suite d’un reportage. Il a réalisé de nombreux travaux autour des sujets comme le sport pour les personnes handicapées et les classes les plus défavorisées des pays en voie de développement avec un accent particulier sur les enfants des rues et le travail manuel. Au début du XXIe siècle, son travail a changé du micro au macro avec la formation à grande échelle des séries BRIC etEXODUS « explorations de l’expansion urbaine et la migration dans le monde moderne ». Ces dernières années, Marcus a entrepris d’importantes commissions de collaboration produisant des images à grande échelle dans le domaine de la science et de l’art.

Quentin Shih, de son vrai nom Shi Xiaofan, est un photographe chinois autodidacte qui partage son temps entre New York et Pékin. Quentin Shih réalise ses premiers clichés durant ses études universitaires. Une fois son diplôme obtenu, l’artiste s’installe à Pékin et démarre sa carrière en tant que photographe professionnel. De 2000 à 2002, il participe à de nombreuses expositions en Chine et aux Etats-Unis et commence à s’intéresser de très près et avec beaucoup de talent à la photographie publicitaire ainsi qu’à la photographie de mode. En 2008, Quentin Shih est sélectionné par Christian Dior pour participer à l’exposition Dior et les artistes contemporains chinois, au Centre d’art contemporain de Ullens à Pékin, à l’occasion des 40 ans de la maison. Depuis, Quentin Shih collabore étroitement avec la maison de couture Christian Dior, pour qui il met en scène, à travers ses séries, les nouvelles collections de la maison. Il travaille également avec d’autres grandes marques pour la publicité et la mode — Adidas, Sony Ericsson,IBM, Yahoo, McDonald’s, Nokia, Siemens, LG, Vogue, Harper’s Bazaar and Esquire, etc. The Stranger in The Glass Box et Shanghai dreamers.

Fruit d’un travail de collaboration avec la maison Dior, ses photographies sont la rencontre entre l’élégance française des années 1970/80 et la Chine puritaine. Quentin Shih a réussi à créer son propre langage et concentre son travail sur la relation entre les peuples, l’interaction entre la culture chinoise et la culture occidentale. Ces thèmes sont traités avec une certaine dérision et ses photographies, tirées en grand format, sont remarquables.

Miguel Angel Sanchez cherche à capter les instants de vie des gens qu’il rencontre au fil de ses voyages et aime notamment photographier les personnages de la rue, après avoir partagé un moment avec eux. Ancien photographe publicitaire à Madrid, il décide il y a deux ans de s’installer au Caire où il commence un nouveau travail plus personnel dans son propre studio photo. L’artiste est né à Madrid en 1977. Diplômé en sculpture, il est primé par la Communauté de Madrid pour son travail documentaire photographique.

Dans son travail, l’artiste se concentre essentiellement sur la lumière afin de recréer le clair-obscur semblable aux peintures espagnoles et italiennes du XVIIe siècle de Ribera ou du Caravage. De cette tradition ancestrale, il a repris les codes. Il peut en effet passer plusieurs jours avant de finaliser une prise de vue. Cette longue durée du processus de création est un véritable choix de l’artiste ; elle s’apparente à ce que pouvaient ressentir les peintres d’alors. On retrouve aussi dans ses images le contraste très net entre les parties sombres et claires, ce qui permet d’augmenter la tension dramatique et de donner davantage de relief au personnage. Il s’en dégage une sensation de proximité entre le personnage et le spectateur.

ATT000~11211

http://www.slash.fr/fr/lieux/inception-gallery  -  Lien externe  -

 

37, rue de Poitou
75003 Paris

T. 01 77 16 68 07 — F. 01 42 74 37 16

www.inceptiongallery.com

Saint-Sébastien – Froissart

Horaires

Du mardi au samedi de 11h à 19h

 

 

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13 mai 2013

Eugénio Recuenco

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LIEN externe 

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(¯`°Eugenio Recuenco°`¯)  

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08 mai 2013

un peu de pub svp

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